Formation loi 90

Cette formation a été réalisé pour des préposées aux bénéficiaires ou des étudiants en soins infirmiers et soins infirmiers auxiliaires qui ne sont pas affilié à un CSSS, dans le but de vous outiller pour apprivoiser la loi 90.  Nous allons parler ici que des articles qui touchent de près le travail des PAB devant effectuer des soins invasifs découlant de la loi 90. Ce document veut vous donner une compréhension de cette loi et son application peu importe l’endroit où vous exercerez votre métier.

La loi 90

Introduction

Définitions générales

Dans le contenu de ce premier chapitre, portant sur l'aspect légal de la formation, vous aurez à comprendre des textes de lois qui balisent les activités qui vous seront autorisés. Bref, ces textes vous informerons de vos limites professionnelles, et il est primordial de bien en comprendre le sens. Bien que chaque texte sera commenté pour en simplifier le contenu, je vous présente ici quelques définitions qui vous permettront de mieux les comprendre.

  • Activité réservée

Activité que seul un professionnel, ce qui implique qu’il fait partie d’un ordre professionnel peut exercer. Par exemple, certaines activités peuvent être invasives, complexes, contre-indiquées, faire appel à une certaine préparation, porter préjudice à la personne, causer des effets secondaires/des complications ou même le décès.

  • Terme « soins non invasifs » ou activité dérèglementée

Soins qui ne traversent pas une ouverture artificielle du corps humain ou au-delà des barrières physiologiques identifiées par la Loi. Cependant, le soin non invasif peut causer une lésion s’il est mal appliqué.

  • Définition de la notion d’évaluation 

La notion d’évaluation implique de porter un jugement clinique sur la situation d’une personne à partir des informations dont le professionnel dispose et de communiquer les conclusions de ce jugement. Les professionnels procèdent à des évaluations dans le cadre de leur champ d’exercice respectif. 

Certaines évaluations font également l’objet d’une réserve et ne peuvent être effectuées que par les professionnels habilités. Mentionnons à titre d’exemple « l’évaluation de la condition physique et mentale d’une personne symptomatique », activité réservée aux infirmières ou encore « l’évaluation de la fonction neuromusculosquelettique d’une personne présentant une déficience ou une incapacité de sa fonction physique », activité réservée aux physiothérapeutes et aux ergothérapeutes. 

  • Aidant naturel

Personne proche (ayant un lien significatif avec la personne) qui fournit sans rémunération des soins et du soutien régulier à une autre personne. Au sens de la loi, une personne qui agit à titre de bénévole et sans lien significatif avec le client n’est pas considérée comme un proche aidant. 

  • Milieu de vie

Lieu ou habite une personne qui ressemble à son environnement antérieur.

  • Ressource intermédiaire

Ressource rattachée à un établissement public qui procure un milieu de vie adapté aux besoins d’une personne et lui dispense des services de soutien ou d'assistance requis par sa condition.

  • Ressource de type familiale

Désigne une ressource à laquelle un établissement public du réseau de la santé recourt aux fins de placement d’adultes, de jeunes ou de personnes âgées.

  • Préposé 

Un préposé est défini comme étant toute personne, incluant l'exploitant le cas échéant, qui, par ses fonctions dans une résidence privée pour aînés, intervient directement auprès des résidents pour leur fournir aide, accompagnement, surveillance ou assistance, à l'exception d'un bénévole, d'un membre de la famille et de tout membre d'un ordre professionnel.

  • Administrer des médicaments

Aider une personne à la prise de ses médicaments et qui comporte un certain contrôle, car la personne n’a pas les capacités physiques ou cognitives pour le faire.

  • Distribuer des médicaments

La simple remise matérielle d’un médicament déjà prescrit et préparé par un professionnel habilité à le faire, à la personne qui se l’administre elle-même.

Code des professions et principes directeurs des soins invasifs d'assistance aux AVQ

Je vous présente dans les encadrés les articles de loi qui vous concernent en tant qu’auxiliaire de santé et de services sociaux. J’y ajoute des commentaires pour vous permettre de mieux comprendre le contenu de ces articles. 

Article 4 de la loi 

LOI CONCERNÉE : Code des professions (L.R.Q., c. C-26) 

39.7. Les soins invasifs d’assistance aux activités de la vie quotidienne qui sont requis sur une base durable et nécessaire au maintien de la santé ne constituent pas une activité professionnelle réservée à un membre d’un ordre, lorsqu’ils sont fournis par une personne agissant dans le cadre des activités d’une ressource intermédiaire ou de type familial visée à la Loi sur les services de santé et les services sociaux (chapitre S-4.2) ou dans le cadre d’un programme de soutien à domicile fourni par un établissement qui exploite un centre local de services communautaires.

Commentaires

On vise ici à permettre à des aide-soignants de dispenser certains soins d’assistance aux activités de la vie quotidienne, notamment celles liées à l’alimentation et à l’élimination, dans des situations chroniques affectant, par exemple, les personnes âgées en perte d’autonomie, les personnes handicapées ou à celles présentant des problèmes de santé mentale sévères. 

Les soins invasifs d’assistance aux AVQ, qui peuvent être prodigués en vertu de cette exception, doivent être requis sur une base durable et quotidienne et être nécessaires au maintien de la santé. Cette condition implique que ces soins s’adressent à une clientèle dont la condition de santé est stable et qui ne peut se les administrer elle-même en raison d’une perte d’autonomie. Ils ne peuvent donc pas être confiés à des aides-soignants si la situation de santé de la personne est aiguë ou instable, entre autres s’ils s’inscrivent dans le cadre d’un traitement, d’un suivi postopératoire ou d’une convalescence. 

À noter que cette exclusion ne s’appliquera que dans des milieux de vie et non pas dans des milieux de soins et qu’elle est destinée à s’appliquer à de petits groupes de bénéficiaires, que ce soit dans une ressource intermédiaire ou de type familial ou dans le cadre d’un programme de soutien à domicile. Cela signifie qu’elle ne s’appliquera pas dans des centres d’hébergement et de soins de longue durée (CHSLD), ni dans d’autres centres exploités par des établissements publics. Dans ces endroits, les soins invasifs d’assistance aux activités de la vie quotidienne continueront d’être offerts par des professionnels habilités.

Afin de mieux interpréter l’article de loi 39.7, je vais vous présenter quelques spécifications.

  • Ressource intermédiaire ou de type familial 

 Est une ressource intermédiaire, toute ressource rattachée à un établissement public qui, afin de maintenir ou d'intégrer à la communauté un usager inscrit à ses services, lui procure, par l'entremise de cette ressource, un milieu de vie adapté à ses besoins et lui dispense des services de soutien ou d'assistance requis par sa condition. La personne qui reçoit des services d’une ressource intermédiaire demeure un usager de l’établissement. 

  • Les ressources de type familial se composent des familles d'accueil et des résidences d'accueil. 

Article 4 de la loi 

LOI CONCERNÉE : Code des professions (L.R.Q., c. C-26) 

 

39.8. Malgré toute disposition inconciliable, une personne agissant dans le cadre des activités d’une ressource intermédiaire ou de type familial visée à l’article 39.7 ou dans le cadre d’un programme de soutien à domicile fourni par un établissement qui exploite un centre local de services communautaires, dans une école ou dans un autre milieu de vie substitut temporaire pour les enfants peut administrer des médicaments prescrits et prêts à être administrés, par voie orale, topique, transdermique, ophtalmique, otique, rectale ou par inhalation ainsi que de l’insuline par voie sous-cutanée.

Commentaires

En plus des activités dont il est question à l’article 39.7, l’administration de médicaments dans certains milieux hors du réseau des établissements publics de santé constitue une réalité à laquelle le public est confronté. En outre, il s’avère essentiel que l’intervention auprès des enfants, à cet égard, lorsqu’ils se trouvent dans des milieux de vie substituts temporaires, soient également assurée. 

 

L’administration par des aides-soignants de médicaments, lorsqu’ils sont prescrits par un professionnel, se doit, pour la protection du public, d’être balisée et restreinte, tant à des milieux spécifiques qu’à des circonstances particulières. À noter toutefois que l’administration de médicaments doit ici être distinguée de la distribution de médicaments

 

La distribution d’un médicament implique la simple remise matérielle d’un médicament déjà prescrit et préparé par un professionnel habilité à le faire, à la personne qui se l’administre elle-même (p.ex. : remettre une seringue d’insuline que la personne s’injecte elle-même, dosette, unidose). La distribution d’un médicament peut être exécutée par toute personne, professionnelle ou non, puisqu’elle ne constitue pas une activité réservée. Comme la distribution d’un médicament implique chez la personne, un degré d’autonomie suffisant pour qu’elle puisse se l’administrer elle-même, la décision de confier la distribution d’un médicament à un aide-soignant présuppose donc une évaluation préalable, par l’établissement, de la capacité de la personne à le faire.  

 

L’administration d’un médicament, elle, comporte un certain contrôle et une aide à la prise de médication car elle n’a pas les capacités physiques ou cognitives pour le faire (p.ex. : lorsqu’on introduit un comprimé dans la bouche, qu’on applique une crème médicamenteuse ou des gouttes ophtalmiques, qu’on introduit un suppositoire, qu’on administre du Ventolin, etc.)

L’administration par des aides-soignants de médicaments prescrits ne sera donc permise que dans certains milieux où il est nécessaire qu’il en soit ainsi. 

  • Les médicaments qu’un aide-soignant peut administrer dans le cadre de cette exception ne peuvent l’être que selon les voies d’administration prévues (orale, topique, transdermique, ophtalmique, otique, rectale ou par inhalation). Soulignons que dans le cadre du présent article, l’administration de médicaments ne peut se faire par voie intraveineuse ou sous-cutanée, à l’exception de l’insuline. 
  • L'aide-soignant doit utiliser des procédures de soins reconnus par l’établissement.
  • L'aide-soignant rapporte immédiatement à l’infirmière si la médication n’a pas été prise ou n’a pas été donnée ou qu’un changement de comportement du client est observé.
  • Avisez l’infirmière de tous les effets secondaires suite à l’administration de la médication : nausée, vomissement, maux de tête, étourdissement, douleur, plaie, difficulté respiratoire, etc. 

CRITÈRES DE DÉTERMINATION D’UN SOIN INVASIF ET NON INVASIF D’ASSISTANCE AUX AVQ.

  • Les soins sont requis sur une base durable, courante et usuelle;
  • Les soins sont nécessaires au maintien de la santé de la personne et au maintien des activités de la vie quotidienne de la personne;
  • La condition de santé de la personne est chronique mais stable;
  • La personne est incapable de se donner elle-même ces soins ni avec l’aide d’un proche aidant en raison d’une incapacité motrice ou intellectuelle, de son âge, d’une maladie chronique ou d’un problème de santé mentale.  

EXCLUSIONS :

  • Les soins ne sont pas autorisés dans le cas de toute personne dont la condition de santé est aiguë ou instable à la suite d’une opération chirurgicale, d’un traitement, d’un nouveau problème de santé tel qu’une infection, une complication, une douleur, un saignement ou tout autre symptôme aigu, etc.

Vidéo d'enseignement pour résumer

Responsabilité civile de l'aide-soignant

RESPONSABILITÉ CIVILE DE L'AIDE-SOIGNANT 

Lorsqu’un aide-soignant exerce des soins invasifs d’assistance aux activités de la vie quotidienne, notamment celles liées à l’alimentation et à l’élimination, dans le cadre des dérogations qui précèdent, il lui revient d’abord:

  • D’avoir reçu l’autorisation de l’établissement et de son employeur RI ou RTF pour dispenser ces soins.
  • S’assurer de posséder les compétences nécessaires avant d’effectuer une activité de soins infirmiers et en avoir reçu la formation d’un professionnel habilité. 
  • D’avoir été supervisé individuellement par un professionnel ou un non-professionnel autorisé* pour chaque soin prodigué
  • De suivre les directives écrites sur la feuille de consignes et sur le plan d’intervention
  • D’être responsable de dispenser les soins de façon sécuritaire, avec toute la compétence, la prudence et la diligence requises dans les circonstances.
  • Ne doit jamais, de sa propre initiative, décider de donner un soin infirmier à un usager. 
  • D’aviser l’infirmier(ière) au besoin en cas de problèmes particuliers
  • De s’abstenir d’aller au-delà de ses capacités et n’hésite jamais à faire appel à l’infirmière quand survient un changement dans l’état de santé du client.

* Un non-professionnel, soit un préposée aux bénéficiaires formé à la loi 90, est autorisé à supervisé un autre non-professionnel en ce qui à trait aux soins non-invasifs

Liste des activités visées par les articles du code des professions

La liste des activités visées par les articles du code des professions pour les aide-soignants sont 

Critères de détermination d'un soin invasif ou non-invasif d'assistance aux AVQ

Pour déterminer si un soin invasif ou non-invasif est permis pour un client, l'infirmière du CLSC, l'établissement ET la préposée aux bénéficiaires formée à la loi 90 doivent s'assurer que : 

  • Les soins sont requis sur une base durable, courante et usuelle;
  • Les soins sont nécessaires au maintien de la santé de la personne et au maintien des activités de la vie quotidienne de la personne;
  • La condition de santé de la personne est chronique mais stable;
  • La personne est incapable de se donner elle-même ces soins ni avec l’aide d’un proche aidant en raison d’une incapacité motrice ou intellectuelle, de son âge, d’une maladie chronique ou d’un problème de santé mentale.  

Exclusions

Les soins ne sont pas autorisés dans le cas de toute personne dont la condition de santé est aiguë ou instable à la suite d’une opération chirurgicale, d’un traitement, d’un nouveau problème de santé tel qu’une infection, une complication, une douleur, un saignement ou tout autre symptôme aigu, etc. 

Madame Tremblay est atteinte de démence de type Alzheimer. Vous lui donnez son dispill, elle l’ouvre et met le médicament dans sa bouche. Est-ce de l’administration ou de la distribution de médicament?

Répondez correctement aux questions suivantes avant de poursuivre le prochain chapitre de cette formation. Prenez le temps de bien lire les commentaires aux réponses que vous soumettez. Si vous avez des interrogations sur ce chapitre, prenez-les en note pour pouvoir me les transmettre lors de la formation en clinique. 

  • Administration de médicament
  • Distribution de médicament

Quels sont les milieux où vous êtes autorisé à administrer de la médication selon la loi 90

  • Ressource intermédiaire
  • Résidence privé
  • CHSLD
  • Ressource familiale
  • Hôpitaux généraux

Quels sont 3 des conditions générales (qui concernent le client) pour qu’un non-professionnel donne un soin qui concerne la loi 90?

  • Le client peut être en soins aigues ou en postopératoire
  • Le soin doit être fait sur une base durable et quotidienne à long terme
  • Le soin doit être nécessaire au maintien de sa santé
  • Le client doit avoir un état de santé stable

Prévention et contrôle des infections

Hygiène des mains

Port des gants

Questions de révision

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Administration de la médication - Généralités

Règles à respecter

Il existe certaines règles à respecter reliés à l'administration de médicament, peut importe sa voie d'administration. Parmi celles-ci, notez bien les suivantes:

  • Les médicaments doivent être obligatoirement prescrits et préparés par un professionnel habilité, dans une forme prête à être administrée telle que l’unidose, la dosette, insuline préparée à l’avance et identifiée.

 

  • Évaluation préalable par l’infirmière désignée de l’établissement de la capacité du client de s’administrer lui-même son médicament.

 

  • Au préalable, une décision clinique devra être prise par un professionnel habilité quant à la prise du médicament, i.e. quant au moment et aux circonstances où le médicament peut être administré.

 

  • L’infirmière désignée de l’établissement prend la décision de confier l’activité de soins à un aide-soignant en tentant compte de la condition clinique de la personne et selon les directives de l’établissement dont elle relève. 

 

  • L’infirmière désignée par l’établissement offre une formation individualisée à l'aide-soignant, le supporte cliniquement et contribue à la mise à jour des connaissances et des habiletés de l'aide-soignant pour s’assurer de la qualité et la sécurité de l’administration des médicaments.

 

  • L’infirmière détermine les modalités de réévaluation et de suivi clinique.

 

  • L’utilisation de guides et de procédures de soins standardisés et reconnus dans l’établissement est requise, tels que les Méthodes de soins infirmiers de l’Association québécoise d’établissements de santé et des services sociaux (AQESSS).

 

  • L’utilisation des techniques de soins outil d’enseignement et de référence destiné aux aides-soignants produit par l’AQESSS. 

 

  • L'aide-soignant rapporte immédiatement à l’infirmière si la médication n’a pas été prise ou n’a pas été donnée ou qu’un changement de comportement du client est observé.

 

La mise en place de mécanismes de contrôle et d’encadrement des activités de soins par la directrice des soins infirmiers ou la responsable des soins infirmiers est requise pour soutenir l’assurance qualité avec les principaux fournisseurs de services de soutien à domicile. 

 

Noms des médicaments et abréviations communes en pharmacologie

Noms des médicaments (commercial versus générique)

Le médicament générique dispose de la même composition en principe actif, de la même efficacité thérapeutique et garantit tout autant qualité et sécurité d’utilisation que le médicament connu sous sa dénomination commerciale.

 Acétaminophène         --------->      Tylenol    

 Ibuprofène         --------->     Advil

 Warfarine         --------->     Coumadin

tableau différence commercial vs générique

    

 

Voici les abréviations les plus courantes en pharmacologie

MOMENT D’ADMINISTRATION

DOSES

a.c.

Avant les repas

co

comprimé

p.c.

Après les repas

gtt

goutte

d.i.e. ou id

Par jour

cc

Centimètre cube = ml   millilitre

b.i.d.

2 fois par jour

ong

onguent

t.i.d.

3 fois par jour

SITES

q.i.d.

4 fois par jour

PO

Par la bouche

Prn

Au besoin

IR

Intra rectal

q.

chaque

SC

Sous-cutané

q.d.

Chaque jour

SL

sublingual

h.s.

Au coucher

 

 

DOSETTE ET DISPILL

Contenants servant à organiser les médicaments sous forme de comprimés de manière à savoir quel donner, quand et en quelle quantité.

 

Les "7 bons"

Pour vous assurer d'administrer la médication de manière sûre et sécuritaire, il est obligatoire de procéder à la vérification des cinq bon principes d'usage, auxquelles on ajoute deux autres principes après l'administration du médicament. 

On parle donc maintenant des "7 bons", des vérifications que vous devrez effectuez à CHAQUE fois que vous administrerez de la médication, peut importe ça forme ou sa voie d'administration. Il est impératif de mémoriser parfaitement ces vérifications et ce qu'ils impliquent pour le N-P. 

1) Bon client

Vous devez vous assurez de remettre la médication à la bonne personne. C'est une cause fréquente d'erreur en résidence, qui peut amener à de graves conséquences à l'usager ayant pris la médication.

Pour une identification efficace et sécuritaire, vous devez :

  • Vérifiez de deux façons différentes qu'il s'agit bien de la bonne personne, selon les directives du professionnel :
    • Ne pas utiliser le numéro de chambre de la personne comme moyen de vérfication!
    • Utiliser le nom de la personne sur l'étiquette et confirmer son identité en lui demandant son nom ET sa date de naissance, ou une photo dans son dossier, ou un bracelet d'identification, ou la confirmation d'un professionnel. 

Bonjour Mme Vallée, je m'appelle Alexandra et je viens vous administrer votre médication du matin. Pour m'assurer de votre identité, pouvez-vous me rappeler votre prénom? Pouvez-vous me rappelez aussi votre date de naissance? Excellent, je vous remercie! 

2) Bon médicament 

Vous devez vous assurer d'avoir en main et d'administrer le bon médicament en procédant selon les directives du professionnel

  • Comparer le nom inscrit sur l'emballage ou l'étiquette avec celui inscrit dans les directives du professionnel.
  • Vérifier la date d'expiration du produit
  • Vérifier l'aspect du produit

J'ai bien de l'Ativan dans ce flacon, et c'est bien de l'Ativan qui est inscrit sur le formulaire d'administration des médicaments (FADM). Le formulaire et la directive d'administrer ce médicament est valide jusqu'en 2017/01/05, et le médicament n'est pas expiré. Parfait, il me reste à vérifier la dose...

4) Bonne dose

Bien que vous ayez en main le bon médicament, vous devez vous assurez d'avoir la bonne dose du médicament, soit la bonne quantité et/ou la concentration de médicament selon la FADM et les directives du professionnel. Il faut s'assurer de préparer et d'administrer le médicament à l'aide de l'équipement approprié : 

  • Instrument de mesure précis (coupe-pilules, gobelet gradué, etc) ;
  • dispositif d'administration adéquat; 
  • respect des principe de prévention de l'infection

Sur la FADM, il est inscrit d'administrer 10 mg, soit 2 comprimé. J'ai effectivement des comprimés de 5 mg, donc je dois bien en prendre deux. Je dois faire bien attention de ne pas les prendre avec mes mains, pour ne pas les contaminés...

3) Bon moment

L'administration doit être effectué à la bonne heure si il est prescrit à des heures fixes. Vous devez donc vérifier l'heure d'administration de la FADM et selon les directives du professionnel. 

  • Si le médicament est prescrit "au besoin" OU si il est prescrit à des heures fixes ET au besoin, vous devez vérifier l'heure d'administration de la dernière dose afin de s'assurer que le délai prescrit entre les doses est bien respecté. 

Il est bien 8h AM, c'est l'heure de prendre votre médication Mme Vallée! Vous avez encore mal à la tête? Pour votre tylenol au besoin, vous avez déjà reçu une dose à 6h, vous devrez attendre à midi avant que je puisse vous en administrer de nouveau, selon les directives de l'infirmière.

5) Bonne voie d'administration

Évidemment, vous devez administrer la médication par la bonne voie... une goutte ophtalmique ne doit pas être administré dans l'oreille!

Vérifiez toujours la voie d'administration inscrite dans la FADM et les directives du professionnel.

J'ai ici votre flacon pour les gouttes prescrites par votre médecin. Selon la FADM, les gouttes doivent être administré dans vos yeux, et plus précisément dans votre oeil gauche pour votre conjonctivite...

Après l'administration sécuritaire du médicament, une inscription et une surveillance sont souvent requises, selon les règle de l'établissement et les directives du professionnel. 

6) Bonne inscription (à la FADM)

L'inscription de l'administration du médicament est souvent requise par les règles de l'établissement. De plus, la description de la condition de la personne avant, pendant ou après la prise du médicament peut être demandé. Pour ce faire, suivez les directives du professionnel.

Voilà, la médication est donnée! Il ne reste plus qu'à inscrire mes initiales ici, ma signature et mes initiales en bas de la feuille et tout est fait! 

7) Bonne évaluation / surveillance

Selon le médicament, il est possible que vous ayez à effectuer une surveillance à la suite de son administration. Encore une fois, suivez les directives du professionnel.

Bonjour Mme Vallée, je suis venu m'assurer que la médication que je vous ai administré tout à l'heure vous a bien soulagé. Vous devez estimez votre douleur sur une échelle de 0 à 10  selon les directives de l'infirmière...

Administration de la médication orale

Médication orale sous forme solide - Généralités

Définition du soin

Administrer, par la voie orale, un médicament prescrit, préparé par un professionnel habilité et prêt à être administré. 

Objectifs

  • Administrer un médicament de façon sécuritaire pour l'absorption par la voie gastro-intestinale.
  • Obtenir l'effet thérapeutique préventif, curatif, palliatif ou une combinaison de ces effets.

Indication

Suivre les directives du professionnel.

Généralités

Dans le cas de l'administration des médicaments antinéoplasiques ou autres médicaments dangereux, il faut prendre connaissance de la technique MSI de l'AQESSS intitulée Manipulation sécuritaire des médicaments dangereux.

Formes orales solides de médicaments

Les médicaments administrés par voie orale forme solide peuvent se présenter sous diverses formes, décrites dans le tableau ci-dessous. Il est important, en tant que N-P administrant de la médication, de connaître les limites légales des activités de soins qui vous sont autoriser. Portez bien attention aux informations en gras dans ce tableau, qui vous concerne directement.

Caplet Est semblable à la capsule, mais plus facile à avaler
Capsule (caps.) ou gélule Est un médicament sous forme de poudre, d'huile ou de liquide contenu dans une capsule de gélatine
Comprimé (co.) Est de forme solide ronde ou ovale et contient un ou plusieurs médicament

Comprimé à action contrôlée

- Retardé

- Prolongée

- Accélérée

Est un comprimé, une gélule ou une capsule qui contient une substance retardant plus ou moins la libération du principe actif.

Les abréviations courantes sont: 

  • CD : libération contrôlé
  • LA : longue action
  • PA : action prolongée
  • SR : libération continue
  • XL : action très prolongée
Comprimé à croquer

Doit être croqué pour faciliter la prise du médicament 

  • Est généralement utilisé chez l'enfant
Comprimé entérosoluble

Est un comprimé enrobé de matériaux non soluble dans l'estomac

  • L'enrobage se dissout dans l'intestin, ou le médicament est absorbé
Granule

Est un médicament solide sous forme de grains à boire après avoir été dissous dans un verre d'eau

  • En tant que N-P, vous ne pouvez pas mesurer la quantité de granule à administrer.
Pastille (past.)

A une forme posologique plate et ronde contenant le médicament et un aromatisant.

  • Se dissout dans la bouche pour libérer le médicament.

 

Idéalement, les médicaments administrés par voie orale devraient être pris avec de l'eau

  • suivre les directives du professionnel
    • certains médicaments doivent être mélangés avec du jus afin d'être plus agréables à avaler pour l'usager 
  • d'autres médicaments ne doivent pas être pris avec certains aliments ou liquides
  • le lait et les produits laitiers peuvent interférer avec l'absorption des médicaments
  • certains médicaments doivent être pris avec du lait ou de la nourriture afin d'éviter l'irritation gastrique pour éviter de tacher ou d'endommager les dents, les préparations acides ou ferreuses peuvent être données à l'aide d'une paille.
  • si l'usager ne peut avaler un médicament sous forme solide, aviser le professionnel

Ne jamais écraser, ni mélanger un médicament à un liquide ou autre aliment sans l'autorisation du professionnel. 

Médication orale sous forme solide - Procédures

Matériel requis

  • Feuille de directives du professionnel
  • Médicament prescrit, préparé par un professionnel habilité et prêt à être administré dosette ou système d'unidose préparé(e) à l'avance OU médicament prémesuré dans un contenant étiqueté au nom de l'usager
  • Pilulier, verre gradué, seringue pour médicament ou seringue sans aiguille, selon le cas
  • Matériel pour écraser le médicament, si besoin
  • Une ou deux cuillerées à thé de nourriture, si besoin
  • Cuillère, si besoin
  • Verre d'eau ou autres liquides, si besoin
  • Paille, si besoin
  • Feuille d'administration des médicaments (FADM) et crayon, si besoin, selon la procédure de l'établissement Matériel nécessaire à la lecture des paramètres, si besoin

Procédure

  • Vérifier les directives du professionnel

  • S'assurer de connaître les effets recherchés et les effets indésirables possibles du médicament
  • Procéder à la vérification des 5 bons principes d'usage, selon les directives du professionnel 
    • Bon usager
    • Bon médicament
    • Bonne voie d'administration
    • Bon moment (heure)
    • Bonne dose
  • Vérifier la date d'expiration du médicament
  • Vérifier si le médicament doit être écrasé ou donné avec du lait ou de la nourriture Procéder à l'hygiène des mains 

Médicament sous forme solide (caplet, capsule, comprimé, granule, pastille) 

  • Placer le pilulier propre à proximité
  • Ouvrir le contenant du médicament OU le sachet OU l'alvéole contenant le médicament, selon le cas
  • Le contenant, sachet ou alvéole doit contenir la quantité exacte de médicaments à administrer Faire glisser le médicament dans le pilulier, sans toucher le médicament avec les doigts
  • Répéter la procédure pour tous les médicaments à administrer à la même heure et les placer dans le même pilulier
    • Certains auteurs recommandent de placer les médicaments nécessitant une lecture des paramètres avant l'administration dans un pilulier distinct afin d'éviter un éventuel oubli de contrôle des paramètres
  • suivre les directives du professionnel.

Écraser un médicament

  • Vérifier dans les directives infirmières si le médicament peut être écrasé ne pas écraser un médicament sans l'autorisation du professionnel
  • Écraser le médicament selon l'une des méthodes suivantes :
  • Méthode avec mortier et pilon
  • Placer le ou les médicaments à écraser dans le mortier propre Écraser le ou les médicaments à l'aide du pilon 

Médicament sublingual

  • Placer le médicament sous la langue de l'usager
  • Demander à l'usager de ne pas avaler, mâcher ou toucher le médicament avec la langue
  • Demander à l'usager de garder le médicament en place jusqu'à sa dissolution complète Aviser l'usager de ne pas fumer avant que le médicament soit dissous
  • Aviser l'usager de ne pas absorber de liquide avant la dissolution du médicament. 

Médication orale sous forme liquide - Généralités

Formes orales solides de médicaments

Les médicaments administrés par voie orale forme liquide peuvent se présenter sous diverses formes, décrites dans le tableau ci-dessous. Il est important, en tant que N-P administrant de la médication, de connaître les limites légales des activités de soins qui vous sont autoriser. Portez bien attention aux informations en gras dans ce tableau, qui vous concerne directement.

Émulsion Est une préparation d'apparence laiteuse résultant de la dispersion d'un médicament au sein de liquide qui ne se mélange pas.
Gouttes (gtt.)

Est un médicament liquide en solution ou en suspension, et administré à l'aide d'un compte-goutte 

  • En tant que N-P, vous ne pouvez pas compter le nombre de goutte à administrer
Sirop (sir.)

Mélange d'un ou de plusieurs principes actifs dilués dans une solution concentré de sucre.

  • Souvent aromatisé pour lui donner un meilleur goût (ou pas!)
  • En tant que N-P, vous ne pouvez pas mesurer la quantité de liquide à administrer.
Solution (sol.)

Est une préparation liquide.

  • Elle contient de l'eau avec un ou plusieurs composés dissous.
  • En tant que N-P, vous ne pouvez pas mesurer la quantité de liquide à administrer.
Suspension (susp.)

Est composée de fines particules de médicament dispersées dans un liquide

Lorsque la suspension est laissée au repos, les particules s'accumulent au fond du contenant.

  • Les particules doivent être remises en suspension avant l'administration du médicament. 
  • En tant que N-P, vous ne pouvez pas mesurer la quantité de liquide à administrer.

 

Médication sous forme liquide - Procédures

Médicament sous forme liquide (émulsion, gouttes, sirop, solution, suspension)

  • Mélanger le médicament ou le remettre en suspension en agitant la bouteille
  • Ouvrir la bouteille et placer le couvercle à l'envers (intérieur vers le haut) sur une surface propre
    • ne pas toucher l'intérieur du couvercle avec les doigts 
  • Verser la totalité de la solution médicamenteuse dans un verre gradué pour médicament la bouteille doit contenir la quantité exacte de médicaments à administrer 
  • Disposer de la bouteille vide selon les directives du professionnel. 

Méthode avec une seringue et bouchon de prélèvement

  • Pousser complètement le piston de la seringue
  • Abouter la seringue au bouchon doseur de la bouteille
  • Retourner la bouteille et la seringue
  • Aspirer la totalité de la solution médicamenteuse dans la seringue 
    • la bouteille doit contenir la quantité exacte de médicaments à administrer Retourner la bouteille et la seringue dans leur position initiale
  • Désabouter la seringue
  • Disposer de la bouteille vide selon les directives du professionnel. 

Méthode avec seringue et bouteille sans bouchon de prélèvement

  • Verser la totalité de la solution médicamenteuse dans un verre gradué 
  • Déposer le verre gradué sur une surface plane
  • Aspirer la totalité de la solution médicamenteuse dans la seringue
    • la bouteille doit contenir la quantité exacte de médicaments à administrer 
  • Disposer de la bouteille selon les directives du professionnel. 

Administrer le médicament 

  • Donner le verre gradué ou la seringue sans aiguille à l'usager OU le porter à sa bouche
  • Donner un verre d'eau fraîche (ou autre boisson selon le cas) à l'usager capable de bien déglutir l'aider à boire au besoin
  • S'assurer que l'usager a avalé son médicament. 

Étapes postexécutoires

  • Disposer du matériel selon les directives du professionnel ne jamais laisser de médication au chevet de l'usager
  • Procéder à l'hygiène des mains
  • Documenter immédiatement l'administration du médicament, si besoin, selon les directives du professionnel Surveiller l'usager pendant les 15 à 30 minutes suivant l'administration du médicament et périodiquement entre
  • deux doses selon les directives du professionnel 

Alerte clinique

Administration de la médication topique

Généralités

Définition

Procéder à l'administration d'un médicament sur la peau ou sur une muqueuse. 

Objectifs de soins

  • Procurer un effet local
  • Favoriser la guérison d'une plaie
  • Diminuer la douleur
  • Nettoyer et désinfecter une zone délimitée
  • Protéger la peau. 

Indications

Selon les directives du professionnel. 

Cadre général

Les médicaments par voie topique regroupent (Lippincott, 2013, Perry & Potter, 2014)

  • les médicaments liquides ou solutions d'irrigation
  • les lavements
  • les gouttes, crèmes, ovules ou suppositoires
  • les pâtes, pommades, onguents ou autres les poudres
  • les shampooings
  • les aérosols
  • les timbres

Les médicaments par voie topique peuvent être administrés plusieurs fois par jour (Lippincott, 2013) pour atteindre l'effet recherché

  • suivre les directives du professionnel. 

Soins et surveillance

  • Nettoyer la peau, la muqueuse ou la cavité ou retirer le médicament déjà en place avant d'en appliquer un nouveau (Perry & Potter, 2014)
    • suivre les directives du professionnel
  • Procéder à l'application de la médication topique selon les directives du professionnel Selon les directives du professionnel, varier les sites d'application (Perry & Potter, 2014) Éviter l'application sur un site irrité ou ulcéré (Perry & Potter, 2014)
    • sauf si à précision à cet effet par le professionnel
  • Certains médicaments topiques doivent être appliqués selon des horaires précis (Perry & Potter, 2014)
    • suivre les directives du professionnel. 

Procédures

Administration de la médication transdermique

Généralités

Définition

Application sur la peau d'un système contenant un médicament et maintenu en place par un adhésif, qui permet la diffusion constante du médicament. 

Objectifs de soins

  • Obtenir un effet optimal graduel et continu d'un médicament par voie transdermique (absorption par voie générale)
  • Offrir une voie d'administration alternative pour les médicaments qui sont mal absorbés par le tractus gastro- intestinal
  • Éviter les voies d'administration nécessitant une injection. 

Indications

  • La voie transdermique peut être utilisée pour diffuser des médicaments : hormones de remplacement
    • contraceptifs
    • analgésiques
    • assistants à la cessation du tabagisme agissant sur le coeur
    • agissant sur le système urinaire 
    • antinauséeux

    • pour ralentir la progression des déficits cognitifs

  • Médicaments nécessitant une absorption constante et contrôlée Voie privilégiée pour éviter les injections de certains médicaments
  • aux usagers sous anticoagulothérapie
  • aux usagers avec une coagulopathie
  • Usagers présentant des problèmes de déglutition. 

Contre-indications

Allergie à une des composantes du timbre transdermique. 

Cadre général

  • Le système transdermique permet d'administrer un médicament à action soutenue (exemples : nitroglycérine, oestrogène, nicotine) via des films multicouches qui contiennent le médicament et une couche adhésive permettant l'adhérence à la peau
  • La voie transdermique permet l'absorption constante et contrôlée du médicament sur une période déterminée de 12 heures à 7 jours selon le médicament
  • L'administration d'un agent transdermique requiert de la planification. Le pic d'action est de 12 heures après l'application et la fin d'action est de 24 heures après le retrait du timbre selon le médicament
  • Le timbre peut être sous différentes formes. 

Cadre général

  • Le système transdermique permet d'administrer un médicament à action soutenue (exemples : nitroglycérine, oestrogène, nicotine) via des films multicouches qui contiennent le médicament et une couche adhésive permettant l'adhérence à la peau
  • La voie transdermique permet l'absorption constante et contrôlée du médicament sur une période déterminée de 12 heures à 7 jours selon le médicament
  • L'administration d'un agent transdermique requiert de la planification. Le pic d'action est de 12 heures après l'application et la fin d'action est de 24 heures après le retrait du timbre selon le médicament
  • Le timbre peut être sous différentes formes. 

 

Fonctionnement du timbre

  • Lorsque placé sur la peau intacte, le timbre transdermique crée un gradient de concentration entre une concentration élevée dans le timbre et une concentration faible dans la peau
    • le médicament se diffuse passivement du timbre au travers la couche la plus externe de la peau
    • le médicament se diffuse dans l'épiderme et le derme vers le réseau capillaire puis dans la circulation systémique
  • Il y a 3 phases distinctes dans la diffusion du médicament transdermique :
    • la phase initiale ou la concentration du médicament dans le derme passe de 0 jusqu'à la constitution du réservoir dermique 
    • la phase optimale où les concentrations sériques du médicament sont constantes

    • la phase de déclin qui est caractérisée par la diminution de la concentration sérique du médicament lorsque le réservoir dermique s'épuise et qu'aucun autre timbre n'est appliqué 

  • Le derme agit comme un réservoir, c'est pourquoi même si le timbre est retiré, la diffusion du médicament persiste pour 12 à 24 heures selon le médicament 
  • Il y a différents systèmes pour permettre la diffusion du médicament dans la peau. 

  • En général, le degré d'absorption du médicament, le niveau de diffusion et la biodistribution ne sont pas affectés par la texture de la peau, l'épaisseur et la couleur
    • les médicaments peuvent être appliqués sur différents sites : bras, cuisses, fesses, hanches, thorax, abdomen, dos
    • pour la plupart des timbres, les fabricants recommandent des sites d'application car en général ces sites ont été étudiés dans la phase de développement du produit
    • de façon général, on évitera l'application d'un timbre dans la région mammaire, le scrotum et les régions distales et dans les endroits où les vêtements sont serrés
    • l'exercice physique, la fièvre, la chaleur peuvent augmenter l'absorption du médicament 
  • Des risques de surdosage sont présents lorsqu'un usager oublie d'avertir le personnel médical qu'il porte un timbre, puisqu'il reçoit un médicament similaire par une autre voie
  • Les timbres transparents peuvent passer inaperçus. L'usager oublie qu'il le porte ou de le retirer
    • il est essentiel de questionner un usager ou son réseau lors de l'évaluation sur le port de timbres transdermiques
  • Il peut y avoir un transfert accidentel du timbre à une autre personne :
    • le timbre peut décoller dans le lit et se coller à une autre personne partageant le lit
      • lors d'une étreinte, il y a transfert du timbre
      • lors du changement de la literie. 

Procédures

Procédure

  • Vérifier l'identité de l'usager Vérifier l'ordonnance médicale
  • nom du timbre transdermique dosage
  • fréquence d'application du timbre
  • Vérifier les informations fournies par le pharmacien : sites d'application
  • précautions concernant le médicament
  • Laver les mains à l'eau et au savon et bien rincer à l'eau par la suite pas d'alcool, pas de parfum

Retirer le timbre en place

  • Décoller les rebords du timbre
  • Retirer le timbre de la peau en ne touchant que les rebords 

Alerte clinique

  • Replier le timbre en deux, les adhésifs collant ensemble 
  • Jeter le timbre dans le contenant biorisque en établissement

    • jeter le timbre dans le sac à déchets domestiques au domicile

      • s'assurer que le timbre soit jeté dans un endroit sécuritaire à l'abri des enfants et des animaux domestiques

      • refermer le sac hermétiquement pour en disposer

  • Nettoyer la peau à l'eau claire pour éliminer les résidus d'adhésif
  • Laver les mains après le retrait du timbre avec de l'eau et du savon et bien rincer par la suite
    • pas d'alcool, pas de parfum. 

Préparer la peau 

  • Choisir le site d'application du timbre selon les directives du pharmacien ou les indications contenues dans la monographie du produit
    • changer le site à chaque application du timbre
    • ne pas réappliquer au même site pour 1 semaine ou selon les indications du pharmacien et la monographie du médicament
    • éviter d'appliquer un timbre sur une peau irritée, brûlée, sur des plaies ou des cicatrices ou des callosités ou sur une région irradiée
    • éviter les sites de sudation : aisselles et aines
    • éviter les proéminences osseuses soumises à des pressions prolongées, les régions où les vêtements sont trop serrés 
    • éviter d'appliquer un timbre dans les replis de la peau chez les personnes obèses
      • risque de ne pas voir le timbre et de le laisser en place avant d'installer un autre timbre 
  • Couper les poils avec un ciseau au site choisi s'ils sont trop longs
    • ne pas raser car pourrait irriter la peau
  • Nettoyer la peau avec de l'eau claire
    • le savon, l'alcool, l'huile et les parfums peuvent modifier l'absorption de certains médicaments
  • Assécher complètement la peau.
  • Appliquer le timbre 

Administration de la médication ophtalmique

Généralités

Procédures

Administration de la médication auriculaire/otique

Généralités

Procédures

Administration de la médication par voie nasale

Généralités

Procédures

Administration de médicament en inhalation

Généralités

Procédures

Administration de médicaments par voie rectale

Généralités

Procédures

Administration de médicaments par voie vaginale

Généralités

Procédures

La glycémie capillaire

Généralités sur le diabète

Hypoglycémie et hyperglycémie

Procédures d'utilisation du glucomètre

Interprétation et inscription des résultats

Administration de l'insuline par voie sous-cutanée

Qu'est-ce que l'insuline

Procédures

Inscription et surveillance